mercredi, mars 21, 2012

Pour cette soirée du 20 mars au CARRE 30, MERCI !!!

Lecture en duo avec Marine DESAUTELS. Photo SAFRAN.



Le livre publié aux Editions Fibres du Monde 10 euros


J’en connais des qui vont regretter de ne pas avoir vécu cette lecture de « Aux alentours de nulle part » hier soir au CARRE 30 ! Quel moment !

Le théâtre était rempli, comme pour mes précédentes prestations, les fidèles amis étaient là et de nouvelles personnes aussi !

Nous avons inversé l’ordre habituel de la soirée : d’abord la « Scène ouverte » où quelques textes furent dits puis la lecture programmée.


Du texte intégral, j’avais sélectionné une petite moitié, soit environ cinquante minutes de lecture. Marine DESAUTELS et moi avons répété une bonne douzaine de fois, à deux lectures par séance, notant l’un et l’autre tout ce qui devait être amélioré. Une vraie grande complicité dans le travail.


Hier soir, nous nous sentions prêts, je vous l’avais écrit il y a quelques jours. Prêts et surtout motivés !


Nous n’avons pas joué la facilité ! Ce texte est dru, puissant, dérangeant, peut-être. Tissée d’émotions lumineuses et d’images parfois insupportables, cette œuvre demande une grande qualité d’écoute et la confiance du public. Les personnes qui viennent écouter mes textes savent que mes mots vont fatalement bousculer certaines certitudes dans ce que peut sembler être la « normalité » de la vie et du format de la Société des hommes. D’autres partiraient en courant, mon public fidèle s’ouvre aux visions, souffre et s’émeut aux jaillissements des images.


Notre devoir de lecteurs, à Marine et moi, était de faire en sorte que rien ne vienne gripper le déroulement du fil, que la partition que nous avions écrite en parfait accord lâche ses notes selon le rythme et la puissance qu’imposait l’épanouissement harmonieux du texte.


Cela s’est passé sans aucune anicroche. Marine a été formidable ! Toutes les craintes, les doutes, ont été mis de côté dès notre entrée sur scène. Pas une seconde ne fut bradée, hésitante. Une « course de fond » gérée de bout en bout. Et le public a suivi, se laissant entrainer dans ce monde pourtant cauchemardesque que nous lui dévoilions. Parce qu’il sait que mes mots sont sincères, mes textes visionnaires et mon « Acte du Dire » vierge de toute espèce d’esbroufe. Rien que du partage de douleur et d’espoir. Rien que cela. Avec les mots qu’il faut, je pense. En tout cas, je m’y attache.


Bon Dieu, quel bonheur, à la fin, cette longue caresse d’applaudissements ! Comme j’étais heureux pour elle, pour nous, pour les mots rudes ou tendres qui avaient été reçus et acceptés comme un cadeau amical !


Et ce plaisir, ensuite, des retrouvailles, des félicitations, des dédicaces, des verres vidés en toute convivialité, avec le sentiment d’avoir vécu tous ensemble un beau moment d’humanité et de Poésie !


Merci encore, Marine, le Carré 30, les Editions Fibres du Monde, Rems qui a réalisé la bande son, tous les amis parfois venus de loin et ceux qui nous ont soutenus par la pensée ou en nous laissant sur internet des signes d’amitié…


Avec Marine, on s’est dit qu’on remettait ça. Le plus vite possible !

Avis aux amateurs de lectures publiques!

D.M.


vendredi, mars 16, 2012

C'est tout bientôt ! Mardi 20 mars à 20h00 ...

Le livre artisanal et cependant publié aux Editions Fibres du Monde


... le premier soir du printemps. Lecture de mon nouveau texte poétique "Aux alentours de nulle part", en compagnie de Marine DESAUTELS, au Théâtre du CARRE 30 à Lyon.
Un texte âpre, profond, désespéré. Quelques moments de lumière pourtant, dans un monde chaotique, en liquéfaction.
"Tout ça pour ça", hurle la vieille femme, du haut de la falaise.
Et oui! Nous avons déclenché le cataclysme et tout sera englouti.
Alors que nous avions tout en nous pour briller comme des soleils...


... Les fleuves ocre

Les fleuves jaunes
Les fleuves lie-de-vin
Les fleuves épais
Les fleuves
Aux déhanchements de voyous
Les fleuves aux crues d’ivrognes
Les fleuves d’éructations glaireuses
Et de sourds hoquets
Les fleuves aux épaules
D’acier bleu et fonte rouge
Les fleuves lâchés
Abandonnés
A leur inertie
De bêtes brutes
Roulent
A crime ouvert
Aux lits rocailleux
Des pentes déversantes.


Les fleuves courent
Ahuris de puissance
A l’assaut
Des fétus
Soyeux
Du vivant.
De leurs muscles
De vives eaux
De leurs ahanements
De bœufs au labeur
Les fleuves arrachent
Sous leurs ventres furieux
Les couches immémorées
De galets endormis.


Fleuves de marteaux épais
Fleuves d’enclumes massives
Fleuves de poings ossus
Fleuves de menaces
Fleuves de haines rudes
Fleuves de craquements
Fleuves d’écrasements
Fleuves béliers
Fleuves torsus de taureaux furibonds
Fleuves
Roulent
Roulent
Roulent
A l’assaut
Des fétus
Soyeux
Du vivant.


Flic floc flac flac
Flic floc flac flac
Chaque goutte
Pissée Dieu sait d’où
A la gueule du Monde
Engraisse le sang mauve
Des fleuves
Et se donne à fondre
Malfaisante
Sournoise
Au corps insaisissable
Qui submergera tout.
Chaque goutte compte.
Ca en fera du submergement
Ca en fera…



A cette occasion, sera présenté le livre, artisanal mais publié aux Editions Fibres du Monde, émulation toute récente de l'association L'Altern'Active que nous avons créée il y a trois ans de cela. C'est le deuxième bouquin après "Trois p'tits coquelicots" et un autre, photos de SAFRAN, est en préparation.

vendredi, mars 02, 2012

J'ai abandonné un vieux compagnon...

J’ai abandonné un vieux compagnon. Lui et moi, on a fait la route ensemble, inséparables, fûmes-nous. Il m’a sauvé la vie, grâce à lui, je n’ai pas été contraint à la rue et à ses misères.
Lui, c’est la fourgonnette J5 Peugeot que j’ai acquise en 2001-elle avait déjà presque vingt ans- quand on m’a appris que je devais quitter mon petit cabanon dans les vignes du centre-Var. Au chomdu, incapable de payer un loyer, je me suis réfugié dans ce que j’appelais mon « Escargal ». Nous nous sommes installés à Toulon, dans les rues calmes du Faron ou sous les pins au dessus du parking des Lices. Je passais mes journées au « Café-Lecture » où j’étais animateur, et certains après-midi à converser avec les joueurs de boules. Avec lui, je suis monté à Forcalquier et Embrun pour suivre ma formation BEATEP Théâtre. En 2003, je suis monté, pour m’y installer et peut-être bosser, à Forcalquier. Cela a duré deux ans et demi, dormant dans l’Escargal la nuit, sous les châtaigniers de la piscine, ou à côté du cimetière, à portée de main de la fontaine toute fraîche et qu’un pacifique crapaud avait choisi comme paradis personnel. La journée, à Forcalquier, je descendais dans le petit garage que me louait une vieille dame du village et où j’avais installé mon premier « atelier » de livres. C’est dans ce local froid, humide mais tranquille, que furent imprimés, cousus, peinturlurés, mes fameux livres artisanaux aux couvertures de papier peint et reliés de ficelle de maçon. Il m’en reste quelques exemplaires, on les trouve quelque part en photo sur mon blog…
La nuit, je remontais dormir dans l’Escargal. Parfois, avec d’autres « Fourgonneux », on organisait un petit repas convivial et on parlait de la vie, de voyages, de rencontres, de parcours errants…
L’Escargal, discret et refermant en lui une atmosphère quelque peu romantique, abrita, sous son air patelin, des heures de passion coquine et amoureuse que partageait dans mes bras la si tendre et belle C…
Et puis la page Forcalquier s’est refermée. Fin 2005, j’ai dirigé mes rêves vers Lyon, espérant que là, mon écriture et moi trouverions un généreux espace d’épanouissement… Deux mois de rue, encore, stationné dans un quartier de Villeurbanne. Mais là, en ville, ça n’avait plus rien de champêtre, de quiet. Circulation, bruit, grande difficulté pour trouver des points d’eau, des toilettes…
Alors, association de réinsertion, aide à la recherche de boulot, d’un logement…
Et c’est ainsi que j’ai atterri au foyer Sonacotra de Tassin la Demi-lune. Janvier 2006.
Dans la jungle et l’enfer réunis. Mais avec un toit sur la tête et une douche quotidienne.
Fin de la vie en camionnette.
Mais l’Escargal et moi, on faisait tous les dimanches, la sortie au « Marché de la Création », sur les quais de Saône, à Lyon. Pour montrer mes livres. Et essayer d'en vendre... Départ de Tassin à six heures, sortie du tunnel de Fourvière, hop, tout de suite à droite, direction les Quais de Saône, et voilà, Quai Romain Rolland, trouver une bonne place de parking. Tchatcher avec les collègues artistes, les bises qui claquent, le café sorti du thermos… Le stand qu’on installe, les rires, les engueulades… Et puis les gens qui arrivent, peu à peu, les flâneurs, les qui regardent, les qui s’en foutent, des bouquins au père Denis…
Et puis treize heures, on remballe, t’as vendu, c’est chouette, ça fait chaud au cœur, t’as la banane, t’as rien vendu, tu hais la planète, tous des cons, et quand-même, les « au revoir », parfois la mousse qu’on va se boire à trois ou quatre, quand il a fait si chaud sous les tentes…
Retour au foyer, les cartons à remonter au quatrième et demi sans ascenseur…
Quatre ans et demi, ça a duré, le « Monde des déjetés » de Tassin.
Et puis, un jour d’avril 2010, j’emménage en plein Lyon, quartier de la Guillotière. Dans un petit, tout petit appart’, mais, putain, tranquille, tranquille ! Finis, les tarés, les haineux, les tordus du foyer ! Les douches pleines de sang, les chiottes tapissées de merde, les plaques chauffantes tartinées de spaguetti ou de poisson pourri. Fini !
Mais voilà, en pleine ville, que faire de l’Escargal ? Trop haut pour rentrer dans les parkings, il dort dans la rue, il y rouille, il s’y dégrade. Et surtout, il y subit la connerie d’une jeunesse en déserrance morale.
-Hé ! T’as vu la vieille camionnette ? Si on lui tordait les essuie-glaces ? Si on y arrachait les rétroviseurs ? Ouarf Ouarf ! Keskonsmarre ! Et les poignées de portières ? Ha ! J’voudrais voir la gueule du gus, demain, quand y verra ça !
Au bout d’un an et demi, une épave. Un tas de ferraille. Juste parce qu’on vit dans un monde de cons.
Alors, hier, j’ai décidé que c’était fini. Mon Escargal, mon compagnon, mon sauveur, mon complice, mon toit, ma chambre, mon sein chaud, je l’ai déposé dans une casse du coin. Et je suis reparti, avec juste le porte-clés de cuir rouge. Et le sentiment d’avoir vécu de drôles d’années d’errance.
D.M.
Une grande partie de ces situations sont évoquées dans ma pièce "Dissolution d'un ectoplasme". Pièce à lire sur:
http://denismarulaz-dissolution.blogspot.com/



mardi, février 28, 2012

C'est tout bientôt avec le Collectif d'artistes "TOUS A L'OUEST"


Ils sont huit plasticiens et, à l'occasion du printemps des Poètes, ils ont lancé une invitation à neuf d'entre les poètes de la région lyonnaise. J'ai l'honneur d'en faire partie.
Le principe: des binômes se forment autour de sensibilités proches ou affinités personnelles, on crée, on confronte, on tisse, et les œuvres seront présentées publiquement tout au long de la semaine du 5 au 10 mars, avec le point fort le samedi 10 mars.
J'ai travaillé de conserve avec Thierry MONTOY. Je suis très heureux de cette rencontre et de ce partage !
On retrouve le collectif "Tous à l'Ouest" sur:


Nous espérons vous rencontrer nombreux pendant cette semaine, réunis autour de "l'Acte Artistique".

mardi, février 14, 2012

PREVERT au CARRE 30...








... les 22-23-24 mars à 20h30 et le 25 mars à 17h30, Chantal PRIMET nous dira "son" PREVERT comme on offre une brassée de fleurs ou une bonne tranche de pain chaud ! Un vrai bonheur !


D.M.

Ca se passera le 20 mars, au CARRE 30 à Lyon



Ce soir-là, à 20h00, Marine Desautels, comédienne, et moi-même, mettrons en voix pour vous mon nouveau texte poétique "Aux alentours de nulle part". Un vrai "putain d'texte"...
On vous attend nombreux, amis !

D.M.

"AUX ALENTOURS DE NULLE PART" : il est né le petit dernier !!!

Tout juste relié pour les Editions Fibres du Monde. 156 pages, quatre illustrations, Prix 10 Euros + frais d'envoi.





Élaboré artisanalement et cependant publié aux Editions Fibres du Monde, à Lyon, mon nouveau texte poétique va sortir officiellement dans quelques jours. Un sacré texte, un vrai coup de masse dans les icônes, cette vision d'un Monde qui aurait pu être paradis ! Vous connaissez déjà mon œuvre théâtrale et poétique, ce texte est l'aboutissement de l'état des lieux. Tout est dit et c'est irrémédiable. A moins que, justement, le fait de dire les choses fasse bouger les lignes? Je voudrais y croire. De tout cœur.

D.M.

jeudi, janvier 26, 2012

C'est pas le printemps mais ça y ressemble !!!


Le premier ouvrage présenté par les Editions Fibres du Monde. (Réalisation infographique François Desautels)



Et ouaie ! Avec François, Marine et Mad, on a créé il y a trois l'association L'ALTERN'ACTIVE. Avec pour but d'aider à faire surgir dans la société "L'Acte Artistique". Du plus jeune au plus âgé, du plus ci au moins ça... Tout bêtement parce que nous pensons que cet "Acte Artistique" est en germe dans le génome humain. Chez chacun de nous. Après, ça surgit ou pas selon tout un tas de circonstances d’existence... N'empêche! Si on met en place les outils et les ouvertures humaines propices, ça peut fleurir de partout et chez chacun et c'est bon à prendre et à partager. Et ça fait bouger les lignes, et l'aventure de Sapiens Sapiens se colorise à vous péter les rétines !
Donc, l'association susdite, composée elle-même d'artistes (écriture, illustration, photo, comédie, infographie...) a mené quelques actions dans l'aire lyonnaise (ateliers réalisation de livres artisanaux avec des enfants ou des personnes âgées). Et voilà qu'elle vient de concrétiser un de ses projets cruciaux: la création d'une Maison d'Edition "Fibres du Monde".
Un ouvrage vient de sortir, "Trois p'tits coquelicots", une de mes pièces de théâtre, et deux autres sont déjà dans les tuyaux: un livre de photographies de Safran, dont nous dévoilerons le titre à son heure, et mon dernier texte poétique, "Aux Alentours de Nulle-Part", qui sera lu publiquement le 20 mars au Théâtre du CARRE 30, à Lyon. Déjà, quelques manuscrits nous sont parvenus, que nous lisons avec attention.
Dans quelques semaines, l'association L'ALTERN'ACTIVE créera un évènement public qui lui permettra de faire connaitre plus amplement ses projets et de rencontrer les personnes, artistes ou autres, intéressées par une pratique désenclavée et fructueuse de "L'Acte Artistique".
Dans un Monde de repli identitaire et de "bulles culturelles barbelées", nous nourrissons le projet simple d'ouvrir grand les portes du "DIRE" humain et de son partage universel.
Je dis "projet simple", mais ça ne sera peut-être pas si aisé que cela à réaliser...
Bien sûr, nous comptons sur le soutien et l'implication des "Utopistes follets" que la tyrannie des contingences incontournables fait doucement marrer...
A très bientôt le bonheur de vous rencontrer !
D.M.

vendredi, janvier 20, 2012

Ca cause de quoi, ton "Aux Alentours de Nulle-Part" Mr le Poète ?


De Météo ! D'une sacrée éruption acnéique de météo enragée. Pourquoi ça? Kes' kis' passe? Ben ça, faudra lire le livre ou venir écouter la lecture au CARRE 30 le 20 mars à 20h00 ! Ou les deux, si vous avez à cœur de soutenir la Poésie et les Poètes qui n'ont pas la pétoche de regarder le Monde en face...

Petit extrait pour les amis

Putain d’flotte

Plus de secondes
Plus d’heures
Plus de destins cousus
Just putain d’flotte
Just les flic floc
Des jus d’gouttière
Just la grainelure
Indiscontinue
Le crépitement fade
Mouillé
Sur la peau tendue
Des flaques
Flaques
Flaques.

Texte déposé à SACD/SCALA

vendredi, janvier 06, 2012

"AUX ALENTOURS DE NULLE-PART" va vivre sa vie !

Illustration D.M.


Il est écrit, ce nouveau texte poétique. Mis en pages pour le livre artisanal. J'attends plus que les corrections orthographiques d'Aliénor et je lance l'impression. Quelques illustrations à réaliser, à insérer, et tout sera prêt pour la lecture publique au CARRE 30, à Lyon, le 20 mars 2012.

Cent cinquante pages d'un texte hallucinant, vision d'une Humanité à bout de souffle. Les dernières heures d'un Monde abandonné. Et pourtant, dans cette bouillasse d'amertume, quelques précieux moments ensoleillées ...

Un petit extrait, pour se mettre l'eau à la bouche? C'est bien parce que c'est vous, amis...


"Les fleuves ocre

Les fleuves jaunes
Les fleuves lie-de-vin
Les fleuves épais
Les fleuves
Aux déhanchements de voyous
Les fleuves aux crues d’ivrognes
Les fleuves d’éructations glaireuses
Et de sourds hoquets
Les fleuves aux épaules
D’acier bleu et fonte rouge
Les fleuves lâchés
Abandonnés
A leur inertie
De bêtes brutes
Roulent
A crime ouvert
Aux lits rocailleux
Des pentes déversantes..."


Texte déposé à SACD/SCALA


lundi, décembre 12, 2011

Echéance: 20 mars 2012

Fusain D.M.


Ce soir-là, à 20h00 au Théâtre du CARRE 30 à Lyon, sera lu publiquement mon nouveau texte:


"Aux alentours de nulle part"

J'aurais dû l'écrire cet été mais, vu les images qui me hantaient, j'ai pris la précaution de les murir et de respirer un bon coup avant de passer à l'acte.
C'est chose faite depuis fin octobre. J'y travaille chaque jour, je m'y débats en apnée. J'écris ces jours-ci le dernier chapitre. Ensuite, il y aura tout le travail de relecture, de remodelage, de mise en page, de réalisation des illustrations, d'impression des livres artisanaux. Il me reste trois mois pour être prêt à partager ce travail avec les amis qui me font la gentillesse de leur fidélité. Il me tarde d'y être, que les choses soient dites. Ce sera dense. Certains m'en voudront peut-être de mes constats et de mes prophéties. Je ne suis pas là pour "repeindre le décor en rose", comme dit Mr Constantin dans ma pièce "Ras les couettes". En attendant, je remercie l'équipe du bar "Le Court-Circuit" qui accueille dans sa sympathique atmosphère mes heures studieuses d'écriture.
A tout bientôt, chers amis.

D.M.

jeudi, septembre 29, 2011

Ca y est! "L'Apocalypse selon Zeugmette" sous forme livre artisanal est sorti !!!




Depuis des années que j'en rêvais, je l'ai enfin réalisé ! 92 pages dont 12 illustrations couleurs (que vous avez déjà vues dans ce blog), format 210 X 210, papier Clairefontaine 100 gr/m2, légèrement brillant, couvertures en papier cartonné ivoire 160 gr/m2. Un vrai beau livre ! Enfin, je trouve !!!

Prix: 20 euros + frais de port.


jeudi, septembre 08, 2011

Tout un Monde...

(les deux photos figurant sur le tract ont été prises par Loïc HOUGNON)



Si vous êtes touché par cette écriture, cette vision de poète et de philosophe, vous pouvez m'aider à la faire connaitre en diffusant cette plaquette dans votre Médiathèque, votre Centre Culturel, votre lieu associatif, votre librairie... Je vous en remercie par avance.


Comme tout les écrivains et autres artistes, je suis porteur d'un monde, d'une vision d'un Monde. Chaque texte, théâtral, poétique, chaque illustration, est un focus braqué sur un instant unique, sur une trace éphémère... La Vie et l'Humanité diffusent dans l'instantanéité du présent les intuitions et les paris, tout cela se sclérose ensuite en habitudes immémoriales, en foi irraisonnée ou en terreurs animales. Après des siècles d'errements et de digestions sociétales inconscientes, où en est la "Civilisation" de l'espèce humaine aujourd'hui? Nulle part, de toute évidence, dans le même chaos crapoteux où ont balbutié ses premiers pas. Il n'y a pas de Société Humaine Construite. Tout reste à faire. Tout.
Tel est le sens de mon œuvre.

Celle-ci est à portée de votre curiosité, de votre ouverture d'esprit à la parole d'un autrui inconnu. Ne vous arrêtez pas à cette inconnaissance, osez franchir le pas d'une rencontre à la vérité d'un monde dont vous êtes partie constitutive. Vérité à contre-esbroufe, vérité à contre-officialité, vérité à contre-image, à contre-propagande, à contre-manipulation des esprits. Mais Vérité.

Osez voir, regarder, écouter d'autres émergences que les feux d'artifice des poudres aux yeux habituelles et hypnotiques. Le Monde ne s'en portera que mieux. Le Monde en grandira. La grandeur du Monde dépend du regard lucide et fraternel que chacun lui porte.

Ce blog est heureux de vous accueillir et vous ouvre portes et fenêtres. Mes pièces, ma poésie, mes images, mes regards et mes diatribes, tout est jardin, tout est arbre, tout est taillis, tout est oiseau, papillon, libellule, chat, pour vous accompagner dans le monde de l'HOMBRE de NADA.


Bienvenue.

Et merci du partage.

Denis Marulaz, alias l'Hombre de Nada.

jeudi, juillet 28, 2011

Tout bientôt...





... un nouveau blog de l' Hombre avec une page consacrée à chacun des textes présents dans les douze livres déjà sortis !
Ça s'appellera: "Denis Marulaz les Livres"
Encore un petit peu de patience...
C'est du boulot, savez-vous !
Bizzzzzzzzzzzzzz à toustes.

samedi, juillet 16, 2011

Eva Joly a raison: Rendez-nous notre Révolution Française !

Eva Joly a raison. Même si son propos est celui qu’ont tenu des générations d’hommes et de femmes « debout » bien avant qu’elle ne pointe son nez en « politique ». Mais si c’est pour tenir ce genre de propos, Welcome !

Si on demande à brûle-pourpoint au premier quidam-citoyen venu késako le 14 juillet, Il répond dans 99,999999999999999% des cas : Prise de la Bastille et Révolution Française.

Alors que le 14 juillet 1789, c’est l’évènement Universel d’un Peuple qui prend conscience de son état de servage et y remédie de façon tripale et volontariste, l’Histoire et la « Tradition » nous le restituent aujourd’hui sous la forme d’une ludique « journée de dévotion aux forces militaires de la Nation » et de gavage hypn-optique aux solutions surannées des maîtres-artificiers. Alors qu’en 1789 commençaient à tomber les têtes des criminels exploiteurs du corps social et les symboles d’une hiérarchie « divine » démystifiée, nous en sommes, NOUS, PEUPLE FRANÇAIS HERITIER, à regarder comme des veaux, passer des colonnes de blindés et à s’extasier devant des lucioles pyrotechniques de carnaval.

Pour quiconque a conscience que l’évolution de l’espèce humaine et de sa socialisation-civilisation est le résultat d’une recherche et d’une expérimentation inlassable et enthousiaste de la Vie Consciente dont nous sommes le vecteur, vouloir lui donner des limites indépassables et l’enfermer dans des mausolées anecdotiques et incarcérés dans le domaine du passé, cela revient à vouloir nier, donc refuser, le fait même de cette recherche inlassable du perfectionnement de la Société des Hommes. Non pas qu’il ne faille pas avoir des moments de mémoire, au contraire, mais il faut faire en sorte que les « bornes mémorielles » soient des points d’appui, de resourcement et de démultiplication de l’effort individuel et collectif à la recherche de l’Idéal possible.

Le 14 juillet 1789 est une date symbolique et universelle. L’Humanité a franchi un pas dans l’intelligence de sa démarche. Alerté, enrichi, éclairé des discours des philosophes et des mouvements d’émancipation environnants, le troupeau s’est senti, s’est vu troupeau, a voulu s’affranchir et se débarrasser de jougs qui semblaient jusque-là naturels et qui paraissaient enfin à ses yeux comme autant d’insultes et d’injustices. Le troupeau a décidé qu’il n’était pas troupeau et chaque individu s’est senti grandi du sentiment de sa dignité de citoyen.

Peu importe, finalement, de ce qu’il advint au cours des années, de cet élan de lucidité et de conscience collective, toujours est-il que cela a existé et que c’est ineffaçable ! On aura beau faire, beau étouffer, beau décérébrer, la graine a été jetée au vent et elle rejaillira au premier rayon de soleil venu !

Et c’est là que prend source l’émotion scandalisée et tonitruante du Pouvoir et des commensaux du Pouvoir sur les propos d’Eva Joly.

Le Peuple a déchu les tenants du Pouvoir, mais ne s’est pas emparé de celui-ci. Le peuple a délégué son Pouvoir à tous les pirates qui ont su le prendre dans le sens du poil et les chaines, et le mépris, et la néantisation sociale sont redevenus la norme du fonctionnement de la société. Depuis très longtemps, le peuple décervelé, inconscient de l’incomparable richesse de son essence Humaine, de sa dimension universelle, a renoncé à imaginer et à maitriser son avenir et en abandonne aveuglément la gestion au cours de ces simulacres d’actes démocratiques que sont les élections. Ni plus ni moins, de la lâcheté et de la paresse face à l’énormité de la tâche de construire et de gérer au jour le jour une société humaine.

Et les pirates, et les parasites, et les profiteurs immoraux, se vautrent dans et se gobergent de cet abandon suicidaire d’un peuple amorphe. Et, détenant tous les ressorts matériels, financiers et psychologiques de notre époque, ils bétonnent sans scrupule le peuple dans le marasme de son apathie et le cantonnent dans son rôle déshumanisé de machine à consommer. Consommez, on s’occupe du reste !

Le « reste » consiste à détruire la mémoire, à créer et inoculer de fausses valeurs, de fausses identités, de fausses déterminations, de fausses perspectives.

C’est à un peuple aveuglé, dés-instruit, hypnotisé, manipulé, formaté, stérilisé, qu’on donne à ruminer sa fade dose de commémoration trafiquée de sa propre Histoire. N’est-on pas allé en 1989, pour le Bicentenaire de la Révolution, jusqu’à rejouer le procès de Louis XVI et à acquitter celui-ci ? Ne vomit-on pas en permanence sur la mémoire des Robespierre, Saint-Just et autres révolutionnaires à qui l’on reprochera à tout jamais d’avoir mis à bas l’ « Ordre Divin du Monde » ?

Comme il faut bien, malgré tout, commémorer cet évènement de la Révolution Française, les gens du Pouvoir détournent l’attention des citoyens et concoctent des manifestations publiques qui donnent à voir d’eux des images, hélas toujours très efficaces auprès des esprits simples, de force, de virilité, de vanité, d’orgueil. Défilés militaires, air martial, gabegie de dépenses inutiles et futiles, feux d’artifices désuets et vides de sens, tout est fait pour qu’à aucun moment ne lève le ferment de la mémoire véridique et de la juste colère.

A aucun prix un Nouveau 14 juillet ne doit surgir de la commémoration de celui de 89 ! A aucun prix !

Alors, bien sûr, des défilés militaires qui donnent à chacun le faux sentiment d’appartenir à un peuple invincible et dirigé par un Maître évidemment viril, alors bien sûr des amusements populaires et primaires qui renferment les citoyens dans un état de conscience bon-enfant et pacifique. On s’émerveille devant la musique de la Garde Républicaine, on s’esbaudit en tremblant au passage des carapaces d’acier des blindés (machines à déchiqueter de l’humain, ne l’oublions pas…) on écarquille les yeux au passage éjaculatoire des bolides de la Patrouille de France, on se régale la rétine aux explosions fuligineuses qui embrasent la nuit tiède, on boit de la mousse à pisse-que-veux-tu, on se tortille et on emballe jusqu’à pas d’heure aux fameux bals des pompiers …. Et rendez-vous au prochain 14 juillet, qu’on remette ça, crénom !

Et voilà qu’une bonne femme, à moitié étrangère, qui s’est mis en tête de briguer des suffrages et d’ouvrir des horizons mentaux, qui, à la consternation générale des élites et confiscateurs de la République, a éliminé du décor de foire des élections présidentielles un candidat pipol Sarko-D.S.Kompatible, voilà qu’une « Viking » tout droit descendue de son iceberg, se permet de questionner notre peuple, qui est aussi le sien (!), sur le sens de ce dévoiement militaire et dénué de repères philosophiques de notre Fête Nationale ! Et voilà qu’elle suggère que ce 14 juillet 1789, qui a illuminé d’un Feu nouveau la conscience des hommes, pourrait être fêté plus logiquement et dignement en mettant à l’honneur, aux yeux de tous, des hommes, des femmes, des institutions, des associations, des groupes humains qui œuvrent à longueur de temps et de toutes leurs forces pour donner sens au quotidien aux trois mots nés de cette Révolution « LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE », ces trois mots qui dessèchent malheureusement au pilori expiatoire dressé à la face des peuples par les tenants de l’éternel Etat de Servitude du troupeau des gens d’en bas.

Risquer de rallumer, par un geste mémoriel inconsidéré, le feu insurrectionnel au cœur d’un peuple qu’on a eu tant de mal à domestiquer et à hypnotiser, voilà ce que l’on reproche à cette inconsciente qui croit que les gens et les civilisations humaines sont faits pour briller comme des étoiles !

Alors, on se mobilise, on invective, on hurle à la trahison et à l’injure faite à tous nos soldats depuis Vercingétorix ! Qu’elle sache, cette harpie inculte et binationale, que c’est la Gloire de ses Armées passées présentes et à venir qui intéresse les Français, pas les mésactions contestables des bouseux guillotineurs du 18ème siècle et dont l’Histoire aurait pu faire l’économie.

« 14 juillet 1789, rien à signaler », écrivait ce jour-là Louis XVI dans son petit journal intime.

Une journée quiète et sereine et heureuse en ce doux Pays de France. Voilà qui méritait qu’on la commémore depuis deux cent vingt-deux ans. Avec un beau défilé militaire, pour faire beau dans le décor. Ça amuse toujours les enfants et ça donne soif aux citoyens. Ce qui est bon pour le commerce. Et ça…