jeudi, octobre 18, 2012

Ce fut une belle expo, les amis !

Denis Marulaz

Christophe Masseron

Hélène Canard-Denavit

Catherine Marchal

Pascal Desbled

Françoise Grataloup

François Catrin

Alain Bailly

Thierry Montoy


Ce fut une belle expo. Par la qualité des travaux présentés, par la synergie induite par la thématique retenue: le DOUTE. Vaste et vertigineux voyage en soi. Huit plasticiens et un poète ont eu raison de tenter l'aventure. Pendant un mois, un nombreux public est venu partager des visions, des réflexions, des questionnements, du décryptage, de la contemplation, de l'émotion, de la découverte. Merci à toutes les personnes qui nous ont fait le plaisir de leur visite. Merci aux amis que j'ai eu le bonheur de retrouver ou de rencontrer tout au long de ce mois privilégié.
Merci aux responsables de l'espace Confluences-Polycarpe qui ont accueilli cette exposition et ses artistes dans de si bonnes conditions et avec un esprit d'ouverture remarquable et réconfortant.
Merci au philosophe Pierre MATHEY qui, dans son intervention du 4 octobre, a su mettre des mots sur une démarche créatrice à la fois enthousiasmante et parfois douloureuse.
Vous pouvez rencontrer le travail des artistes du collectif TOUS A L'OUEST en visitant le site:


En savoir plus sur l'espace Confluences-Polycarpe:


 A la prochaine, les amis !

jeudi, septembre 06, 2012

Expo sur le Doute...



... Ce sera à l'espace Confluences Saint-Polycarpe du 13 septembre au 13 octobre et c'est organisé par le collectif Tous à l'Ouest. J'y serai présent à leur invitation avec un livre artistique tout spécialement créé pour l'occasion: 

Vernissage le 13 septembre à partir de 18h00
impasse Mermet Lyon 1er (escaliers).
Nous serions heureux de votre visite !

mardi, septembre 04, 2012

"Et tu serais celui qu'implore l'agonisante" Le Livre d'artiste...

Une des illustrations du livre. Pastels secs et crayons couleurs. 20x20


... est achevé. Prêt pour l'expo à l'espace Confluences Saint-Polycarpe à Lyon, à partir du 13 septembre, organisée par le collectif Tous à l'Ouest (voir lien dans Fil à fil).
On boit un coup à la santé des artistes et de leurs oeuvres ce jour-là de 17h30 à 19h00.
Le Livre sera là, sur le lutrin que j'ai dégoté à l’entrepôt de Notre-Dame-des-Sans-Abris de Vaise. Et les dessins originaux, accrochés tout autour. Et les travaux des copains. Une belle expo, en somme, sur le thème du Doute... Pas facile... Mais tellement humain !
Si vous voulez découvrir le Livre en avant-première, c'est fastoche, suffit de cliquer sur le lien ci-dessous:



Texte et illustrations déposés à SACD/SCALA

vendredi, août 24, 2012

D'un travail à l'autre, dans l'approfondissement...

dessin entier A3 encre pastels secs plus divers ingrédients



détail
dessin entier A3 encre pastels secs plus divers ingrédients

dessin entier A3 encre pastels secs plus divers ingrédients

dessin entier A3 encre pastels secs plus divers éléments
détail

détail

détail

détail
détail, pastels gras, fusain, pastels secs

environ 20 x 20 pastels secs crayons couleurs

environ 20 x 20 pastels secs crayons couleurs

environ 20 x 20 pastels secs crayons couleurs

environ 20 x 20 pastels secs crayons couleurs
environ 20 x 20 pastels secs crayons couleurs

environ 20 x 20 pastels secs crayons couleurs

environ 20 x 20 pastels secs crayons couleurs

Les amis du Collectif de plasticiens "Tous à l'Ouest" m'ont invité à partager avec eux leur nouvelle expo sur la thématique du Doute qui sera présentée au public à partir du 13 septembre dans les salles d'expo de l'église Saint- Polycarpe, au début des pentes de la Croix-Rousse à Lyon. Je présenterai une œuvre originale, pour l'occasion: un livre d'artiste dont le texte reprendra le chapitre 4 de ma dernière création poétique "Aux alentours de nulle part" publiée aux éditions Fibres du monde. Le titre en est "Et tu serais celui qu'implore l'agonisante..." et sera enrichie de plusieurs dessins et picturalités que j'ai réalisés pendant l'été. En matières: pastels secs, crayons couleurs, encres, mélanges divers... Environ soixante pages sur un très beau papier que m'a offert Ollala Lorella en remerciement pour une initiation que je lui ai faite en matière de fabrication de livres artisanaux. Un cercle vertueux et créatif, en somme... Ci-dessus, les dessins participant de ce travail. 

Texte et illustrations déposés à SACD/SCALA

vendredi, mai 04, 2012

"AUX ALENTOURS DE NULLE PART", de vive voix !


Le livre publié aux Editions Plasma-Fibres du Monde.  10 Euros + frais de port.





Ce nouveau texte poétique, publié aux Editions Fibres du Monde, je viens de l'enregistrer, comme d'autres de mes textes. Il se présente en sept parties, comme dans le livre. Pour entendre ce texte poétique et visionnaire, porteur d'un regard incisif sur les errements de l' "Aventure Humaine", il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous. Bonne écoute à vous, et surtout, qu'apparaisse indispensable et inéluctable, à cette écoute, la nécessité personnelle et collective d'appréhender notre "Monde" avec amour et compassion. Pour le sauver. Et nous sauver ! S'il est temps encore...


 



Texte déposé à SACD/SCALA et publié aux Editions Plasma-Fibres du Monde

mardi, avril 24, 2012

"Pinocchio le Petit" et le muguet qui pue...

Le petit Pinocchio sardonique propose d'organiser un 1er Mai du "vrai travail", stigmatisant par cela les emplois précaires, les chômeurs, les gens qui ont peut-être d'autres talents et richesses personnelles à mettre en leur vraie valeur que de faire le larbin des possédants et des élites autoproclamées. "Pinocchio le Petit" stigmatise toute cette "populace" qui parasiterait "l'Etat Providence" ! Quelle fumisterie ! Quelle manipulation des esprits !

Qui vampirise le sang de la Nation?
Nous, les RSA, les ASS, à 15 Euros par jour, nous, les smicards à 9E 22 brut de l'heure? Nous, les femmes et hommes bénéficiant des APL pour cause d'indigence salariale?

Alors, si nous, les petits, les humbles, les misérables, qui bénéficions des prestations que NOUS AVONS PAYEES DE NOS COTISATIONS ANTERIEURES ET PRESENTES, sommes considérés comme parasites de la Société, que devons-nous penser des Elites et commensaux de toutes sortes, de tous ces privilégiés, du privé ou du publique, amis et protégés du "Pouvoir", qui se gobergent sous les Ors de la République, qui font embaucher, nommer, coopter sans vergogne leurs proches à des fonctions réelles ou virtuelles pour des salaires d'une indécence écœurante?

Que devons-nous dire de ces "amis du premier cercle" qui raflent, comme au bon temps d'Al Capone, qui se partagent, devrais-je dire, les chantiers de "l'Aménagement du Territoire" en faisant travailler, par dessus le marché, des malheureux sans papiers dont ils savent que jamais ceux-ci ne se permettront de soulever une contestation sur leurs conditions de travail indignes, étant jetables au rebut et à la misère à tout moment?

Que penser de l'avionneur DASSAULT qui, depuis soixante ans, profite des mannes intarissables de la Nation pour mettre en service des engins de mort et de destruction? Combien de milliards et de milliards gaspillés pour les Caisses de la République? Combien de milliards aveuglément injectés dans les coffres d'une seule famille "élue"? Et que penser du fait que cette famille reconnaissante possède et manipule le FIGARO, cette « PRAVDA » de la Sarkoland ? Et les Bouygues, et les Boloré, et les Arnault, et les... et les... Et eux et leurs cours et parentelles? Combien d'"Europhages" aux insatiables appétits, et à la conscience scrupuleusement déshumanisée, font patrimoine privé et opulent du "Bien de la Nation" et de la sueur, souvent du sang, des travailleurs et des martyrisés sociaux? A qui a-t-on cédé légalement et à vil prix des autoroutes, des services publics mis à l’encens, comme France Télécom, des biens nationaux divers qui participaient de la richesse et de l'investissement collectifs, pour en faire des entreprises privées, incontrôlables, et dénuées de toute solidarité nationale?A des amis bien en cour, bien sûr! De la "Famille" comme qui dirait...

Cela ne s’appelle t-il pas aussi de « l’Etat Providence » ?

La morgue de "Pinocchio le Petit" est un crachat à la face du Peuple. Du "Petit Peuple". Cette petite crapule mafieuse n'a rien à foutre à la tête de notre Nation. Qu'on le réexpédie dans sa cour d'école avec cent et cent fois à copier ces vers de Gilles Vigneault:

"Quand les hommes vivront d’amour
Il n’y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous, nous serons morts mon frère".

Histoire qu'il apprenne et comprenne les mots: Hommes (Femmes, bien sûr), Vivre, Amour, Misère, Beaux-Jours, Frères...
Vaste programme. Il faut qu'il s'y mette. Tout de suite !!! Et plus vite que ça !!!

Hombre de Nada

vendredi, avril 13, 2012

Les illustrations de "L'Apocalypse" en cartes postales !

Création et réalisation D.M.

Et bien voilà ! Après quelques mois d'attente pour cause d'écriture de "Aux alentours de nulle part" et de la lecture de ce texte au Théâtre du CARRE 30, à Lyon, j'ai enfin pu réalisé une série de cartes postales à partir des douze illustrations de mon livre "L'Apocalypse selon Zeugmette"
.

Elles sont superbes, je trouve, pimentées à souhait, tout comme la pièce dont elles sont une mise-en-scène graphique.

Vous pouvez vous les procurer sur simple commande en commentaire de ce post ou par mail:
dmarulaz@wanadoo.fr

Format double A6 + enveloppe présenté sous cellophane. 2 Euros l'unité ou 18 Euros la série de 12.

A bientôt pour vous servir, peut-être !

mercredi, mars 21, 2012

Pour cette soirée du 20 mars au CARRE 30, MERCI !!!

Lecture en duo avec Marine DESAUTELS. Photo SAFRAN.



Le livre publié aux Editions Fibres du Monde 10 euros


J’en connais des qui vont regretter de ne pas avoir vécu cette lecture de « Aux alentours de nulle part » hier soir au CARRE 30 ! Quel moment !

Le théâtre était rempli, comme pour mes précédentes prestations, les fidèles amis étaient là et de nouvelles personnes aussi !

Nous avons inversé l’ordre habituel de la soirée : d’abord la « Scène ouverte » où quelques textes furent dits puis la lecture programmée.


Du texte intégral, j’avais sélectionné une petite moitié, soit environ cinquante minutes de lecture. Marine DESAUTELS et moi avons répété une bonne douzaine de fois, à deux lectures par séance, notant l’un et l’autre tout ce qui devait être amélioré. Une vraie grande complicité dans le travail.


Hier soir, nous nous sentions prêts, je vous l’avais écrit il y a quelques jours. Prêts et surtout motivés !


Nous n’avons pas joué la facilité ! Ce texte est dru, puissant, dérangeant, peut-être. Tissée d’émotions lumineuses et d’images parfois insupportables, cette œuvre demande une grande qualité d’écoute et la confiance du public. Les personnes qui viennent écouter mes textes savent que mes mots vont fatalement bousculer certaines certitudes dans ce que peut sembler être la « normalité » de la vie et du format de la Société des hommes. D’autres partiraient en courant, mon public fidèle s’ouvre aux visions, souffre et s’émeut aux jaillissements des images.


Notre devoir de lecteurs, à Marine et moi, était de faire en sorte que rien ne vienne gripper le déroulement du fil, que la partition que nous avions écrite en parfait accord lâche ses notes selon le rythme et la puissance qu’imposait l’épanouissement harmonieux du texte.


Cela s’est passé sans aucune anicroche. Marine a été formidable ! Toutes les craintes, les doutes, ont été mis de côté dès notre entrée sur scène. Pas une seconde ne fut bradée, hésitante. Une « course de fond » gérée de bout en bout. Et le public a suivi, se laissant entrainer dans ce monde pourtant cauchemardesque que nous lui dévoilions. Parce qu’il sait que mes mots sont sincères, mes textes visionnaires et mon « Acte du Dire » vierge de toute espèce d’esbroufe. Rien que du partage de douleur et d’espoir. Rien que cela. Avec les mots qu’il faut, je pense. En tout cas, je m’y attache.


Bon Dieu, quel bonheur, à la fin, cette longue caresse d’applaudissements ! Comme j’étais heureux pour elle, pour nous, pour les mots rudes ou tendres qui avaient été reçus et acceptés comme un cadeau amical !


Et ce plaisir, ensuite, des retrouvailles, des félicitations, des dédicaces, des verres vidés en toute convivialité, avec le sentiment d’avoir vécu tous ensemble un beau moment d’humanité et de Poésie !


Merci encore, Marine, le Carré 30, les Editions Fibres du Monde, Rems qui a réalisé la bande son, tous les amis parfois venus de loin et ceux qui nous ont soutenus par la pensée ou en nous laissant sur internet des signes d’amitié…


Avec Marine, on s’est dit qu’on remettait ça. Le plus vite possible !

Avis aux amateurs de lectures publiques!

D.M.


vendredi, mars 16, 2012

C'est tout bientôt ! Mardi 20 mars à 20h00 ...

Le livre artisanal et cependant publié aux Editions Fibres du Monde


... le premier soir du printemps. Lecture de mon nouveau texte poétique "Aux alentours de nulle part", en compagnie de Marine DESAUTELS, au Théâtre du CARRE 30 à Lyon.
Un texte âpre, profond, désespéré. Quelques moments de lumière pourtant, dans un monde chaotique, en liquéfaction.
"Tout ça pour ça", hurle la vieille femme, du haut de la falaise.
Et oui! Nous avons déclenché le cataclysme et tout sera englouti.
Alors que nous avions tout en nous pour briller comme des soleils...


... Les fleuves ocre

Les fleuves jaunes
Les fleuves lie-de-vin
Les fleuves épais
Les fleuves
Aux déhanchements de voyous
Les fleuves aux crues d’ivrognes
Les fleuves d’éructations glaireuses
Et de sourds hoquets
Les fleuves aux épaules
D’acier bleu et fonte rouge
Les fleuves lâchés
Abandonnés
A leur inertie
De bêtes brutes
Roulent
A crime ouvert
Aux lits rocailleux
Des pentes déversantes.


Les fleuves courent
Ahuris de puissance
A l’assaut
Des fétus
Soyeux
Du vivant.
De leurs muscles
De vives eaux
De leurs ahanements
De bœufs au labeur
Les fleuves arrachent
Sous leurs ventres furieux
Les couches immémorées
De galets endormis.


Fleuves de marteaux épais
Fleuves d’enclumes massives
Fleuves de poings ossus
Fleuves de menaces
Fleuves de haines rudes
Fleuves de craquements
Fleuves d’écrasements
Fleuves béliers
Fleuves torsus de taureaux furibonds
Fleuves
Roulent
Roulent
Roulent
A l’assaut
Des fétus
Soyeux
Du vivant.


Flic floc flac flac
Flic floc flac flac
Chaque goutte
Pissée Dieu sait d’où
A la gueule du Monde
Engraisse le sang mauve
Des fleuves
Et se donne à fondre
Malfaisante
Sournoise
Au corps insaisissable
Qui submergera tout.
Chaque goutte compte.
Ca en fera du submergement
Ca en fera…



A cette occasion, sera présenté le livre, artisanal mais publié aux Editions Fibres du Monde, émulation toute récente de l'association L'Altern'Active que nous avons créée il y a trois ans de cela. C'est le deuxième bouquin après "Trois p'tits coquelicots" et un autre, photos de SAFRAN, est en préparation.

vendredi, mars 02, 2012

J'ai abandonné un vieux compagnon...

J’ai abandonné un vieux compagnon. Lui et moi, on a fait la route ensemble, inséparables, fûmes-nous. Il m’a sauvé la vie, grâce à lui, je n’ai pas été contraint à la rue et à ses misères.
Lui, c’est la fourgonnette J5 Peugeot que j’ai acquise en 2001-elle avait déjà presque vingt ans- quand on m’a appris que je devais quitter mon petit cabanon dans les vignes du centre-Var. Au chomdu, incapable de payer un loyer, je me suis réfugié dans ce que j’appelais mon « Escargal ». Nous nous sommes installés à Toulon, dans les rues calmes du Faron ou sous les pins au dessus du parking des Lices. Je passais mes journées au « Café-Lecture » où j’étais animateur, et certains après-midi à converser avec les joueurs de boules. Avec lui, je suis monté à Forcalquier et Embrun pour suivre ma formation BEATEP Théâtre. En 2003, je suis monté, pour m’y installer et peut-être bosser, à Forcalquier. Cela a duré deux ans et demi, dormant dans l’Escargal la nuit, sous les châtaigniers de la piscine, ou à côté du cimetière, à portée de main de la fontaine toute fraîche et qu’un pacifique crapaud avait choisi comme paradis personnel. La journée, à Forcalquier, je descendais dans le petit garage que me louait une vieille dame du village et où j’avais installé mon premier « atelier » de livres. C’est dans ce local froid, humide mais tranquille, que furent imprimés, cousus, peinturlurés, mes fameux livres artisanaux aux couvertures de papier peint et reliés de ficelle de maçon. Il m’en reste quelques exemplaires, on les trouve quelque part en photo sur mon blog…
La nuit, je remontais dormir dans l’Escargal. Parfois, avec d’autres « Fourgonneux », on organisait un petit repas convivial et on parlait de la vie, de voyages, de rencontres, de parcours errants…
L’Escargal, discret et refermant en lui une atmosphère quelque peu romantique, abrita, sous son air patelin, des heures de passion coquine et amoureuse que partageait dans mes bras la si tendre et belle C…
Et puis la page Forcalquier s’est refermée. Fin 2005, j’ai dirigé mes rêves vers Lyon, espérant que là, mon écriture et moi trouverions un généreux espace d’épanouissement… Deux mois de rue, encore, stationné dans un quartier de Villeurbanne. Mais là, en ville, ça n’avait plus rien de champêtre, de quiet. Circulation, bruit, grande difficulté pour trouver des points d’eau, des toilettes…
Alors, association de réinsertion, aide à la recherche de boulot, d’un logement…
Et c’est ainsi que j’ai atterri au foyer Sonacotra de Tassin la Demi-lune. Janvier 2006.
Dans la jungle et l’enfer réunis. Mais avec un toit sur la tête et une douche quotidienne.
Fin de la vie en camionnette.
Mais l’Escargal et moi, on faisait tous les dimanches, la sortie au « Marché de la Création », sur les quais de Saône, à Lyon. Pour montrer mes livres. Et essayer d'en vendre... Départ de Tassin à six heures, sortie du tunnel de Fourvière, hop, tout de suite à droite, direction les Quais de Saône, et voilà, Quai Romain Rolland, trouver une bonne place de parking. Tchatcher avec les collègues artistes, les bises qui claquent, le café sorti du thermos… Le stand qu’on installe, les rires, les engueulades… Et puis les gens qui arrivent, peu à peu, les flâneurs, les qui regardent, les qui s’en foutent, des bouquins au père Denis…
Et puis treize heures, on remballe, t’as vendu, c’est chouette, ça fait chaud au cœur, t’as la banane, t’as rien vendu, tu hais la planète, tous des cons, et quand-même, les « au revoir », parfois la mousse qu’on va se boire à trois ou quatre, quand il a fait si chaud sous les tentes…
Retour au foyer, les cartons à remonter au quatrième et demi sans ascenseur…
Quatre ans et demi, ça a duré, le « Monde des déjetés » de Tassin.
Et puis, un jour d’avril 2010, j’emménage en plein Lyon, quartier de la Guillotière. Dans un petit, tout petit appart’, mais, putain, tranquille, tranquille ! Finis, les tarés, les haineux, les tordus du foyer ! Les douches pleines de sang, les chiottes tapissées de merde, les plaques chauffantes tartinées de spaguetti ou de poisson pourri. Fini !
Mais voilà, en pleine ville, que faire de l’Escargal ? Trop haut pour rentrer dans les parkings, il dort dans la rue, il y rouille, il s’y dégrade. Et surtout, il y subit la connerie d’une jeunesse en déserrance morale.
-Hé ! T’as vu la vieille camionnette ? Si on lui tordait les essuie-glaces ? Si on y arrachait les rétroviseurs ? Ouarf Ouarf ! Keskonsmarre ! Et les poignées de portières ? Ha ! J’voudrais voir la gueule du gus, demain, quand y verra ça !
Au bout d’un an et demi, une épave. Un tas de ferraille. Juste parce qu’on vit dans un monde de cons.
Alors, hier, j’ai décidé que c’était fini. Mon Escargal, mon compagnon, mon sauveur, mon complice, mon toit, ma chambre, mon sein chaud, je l’ai déposé dans une casse du coin. Et je suis reparti, avec juste le porte-clés de cuir rouge. Et le sentiment d’avoir vécu de drôles d’années d’errance.
D.M.
Une grande partie de ces situations sont évoquées dans ma pièce "Dissolution d'un ectoplasme". Pièce à lire sur:
http://denismarulaz-dissolution.blogspot.com/



mardi, février 28, 2012

C'est tout bientôt avec le Collectif d'artistes "TOUS A L'OUEST"


Ils sont huit plasticiens et, à l'occasion du printemps des Poètes, ils ont lancé une invitation à neuf d'entre les poètes de la région lyonnaise. J'ai l'honneur d'en faire partie.
Le principe: des binômes se forment autour de sensibilités proches ou affinités personnelles, on crée, on confronte, on tisse, et les œuvres seront présentées publiquement tout au long de la semaine du 5 au 10 mars, avec le point fort le samedi 10 mars.
J'ai travaillé de conserve avec Thierry MONTOY. Je suis très heureux de cette rencontre et de ce partage !
On retrouve le collectif "Tous à l'Ouest" sur:


Nous espérons vous rencontrer nombreux pendant cette semaine, réunis autour de "l'Acte Artistique".

mardi, février 14, 2012

PREVERT au CARRE 30...








... les 22-23-24 mars à 20h30 et le 25 mars à 17h30, Chantal PRIMET nous dira "son" PREVERT comme on offre une brassée de fleurs ou une bonne tranche de pain chaud ! Un vrai bonheur !


D.M.

Ca se passera le 20 mars, au CARRE 30 à Lyon



Ce soir-là, à 20h00, Marine Desautels, comédienne, et moi-même, mettrons en voix pour vous mon nouveau texte poétique "Aux alentours de nulle part". Un vrai "putain d'texte"...
On vous attend nombreux, amis !

D.M.

"AUX ALENTOURS DE NULLE PART" : il est né le petit dernier !!!

Tout juste relié pour les Editions Fibres du Monde. 156 pages, quatre illustrations, Prix 10 Euros + frais d'envoi.





Élaboré artisanalement et cependant publié aux Editions Fibres du Monde, à Lyon, mon nouveau texte poétique va sortir officiellement dans quelques jours. Un sacré texte, un vrai coup de masse dans les icônes, cette vision d'un Monde qui aurait pu être paradis ! Vous connaissez déjà mon œuvre théâtrale et poétique, ce texte est l'aboutissement de l'état des lieux. Tout est dit et c'est irrémédiable. A moins que, justement, le fait de dire les choses fasse bouger les lignes? Je voudrais y croire. De tout cœur.

D.M.