mercredi, mai 21, 2008
jeudi, mai 08, 2008
aux failles des murs gris, des grains de vie fleurissent
dimanche, avril 27, 2008
jeudi, avril 24, 2008
ai-je rendez-vous avec vous?
affiche réalisée par d.m.- FESTIVAL de THEÂTRE CONTEMPORAIN de CHÂTILLON -sur-CHALARONNE (du 30/04 au 4/05), lecture partielle de "LIGNES DE FUITE" le vendredi 2 mai à 17 heures.
- Le jeudi 15 mai, je suis accueilli à la MEDIATHEQUE de GIVORS, à 20 heures, pour présenter mon travail d'écriture et de création de livres artisanaux.
- Le dimanche 18 mai, je serai présent à BOËN-sur-LIGNON aux BOËNNALES du LIVRE.
Peut-être aurai-je le plaisir de vous y retrouver?
mardi, mars 04, 2008
Merci, Printemps.
Une fois de plus, le "Marché de la Création" s'est déroulé dans une ambiance souriante. Pimpante.
J'en ai profité pour sortir de la naphtaline trois "poupées" que j'avais dénichées à l'époque dans la boutique de madame "Petitpatapon" à Forcalquier. Et je leur ai confié la tâche de présenter mes bouquins.
Elles ont fait ça très bien.
Elles sont sans doute pour quelque chose dans les gentils contacts qui ont eu lieu ce matin-là autour du théâtre et de la poésie.
Un petit "coucou" à mes nouveaux lecteurs, s'ils passent dans ces pages.
Côté Théâtre, un groupe se constitue dans le projet de "monter" "Lignes de fuite".
Côté présentation de mon travail, une date m'est proposée pour une intervention à la Médiathèque de Givors. Je dois dire que j'ai rencontré dans ce lieu une jeune responsable fort à l'écoute. Merci à elle.
Givors, la ville de mon enfance.
Mes balbutiements d'écriture.
A une époque où l'on plongeait encore, à l'école, la plume dans l'encrier!
Je sens que le coeur va battre!
Bises à tous.
vendredi, février 29, 2008
mais mais mais mais!!!
L'enthousiasme de ces deux jeunes femmes et de ce jeune homme est réconfortant, plein de promesses.
"T'as pas chiche", m'aurait dit mon fiston quand il était plus jeune. Comment ça, "j'a pas chiche"?
mardi, février 19, 2008
séquence "nostalgie"... et desespoir.
Et ça s'est arrêté là.
Avec le théâtre, mon écriture a pris une autre forme, j'ai oublié les vers de mirliton, j'ai libéré mon style propre, viré les rimes aux orties mais, mais mais mais, mais! mes yeux et mon coeur sont resté à vif. Sur le "qui-vive", aux aguets.
Entre temps, j'ai peint quelque toiles, réalisé quelques collages "décoiffants", mais tout a coulé avec ma vie sociale, il n'en reste rien.
L'HOMBRE DE NADA et mes bouquins sur le MARCHE DE LA CREATION à Lyon le dimanche matin sont les seul soubressauts prouvant mon existence. Et les seuls supports de mon témoignage de Vie et de vies sans voix
Autant dire: RIEN pour le monde asservi et nombriliste Capitalo-consummériste qui nous sert de civilisation et de repère d' "Humanité"....

mardi, février 12, 2008
Si jeune, et déjà!....
Ceci est ma première B.D. d'homme, j'avais 22 ans.
Mes yeux, encore tendres, encore fragiles, découvraient les horreurs du Chili, d'Espagne, d'Iran, de Chine, et d'ailleurs et d'ailleurs et de partout, presque.
J'écrivais de la poésie blessée, j'ai mis un peu de dessinure autour. (C'était mon époque PILOTE et CHARLIE Mensuel...).
J'avais fait ce travail pour un groupe de BéDéeux qui sortaient un Fanzine à Paris: "Bande à part", ça s'appelait.
Y z'en ont pas voulu. Trop politique pour certains, pas assez pour d'autres, le chat est mal dessiné, pour ceux qui faisaient pas de politique...
Comme aujourd'hui! On veut toujours pas de mon écriture!!! Anormale, pas dans le moule, hors sujet, pas dans la THEMATIQUE, mal-polie, irrespectueuse de l'académisme grammatical... j'en passe et ...
Sûr que je me prépare un bel avenir... posthume...
Si y savaient, tous, la force qu'ils me donnent!
Et comme, précieusement, je garde mes yeux tendres, et fragiles!!!

samedi, février 02, 2008
Humour Noir...
Les "Lions rigoristes de la Légitimité" qui voulaient abandonner là-bas les "Archozoïstes" à la pleinitude de leur peine bien méritée et les intégristes de la "Non-intervention dans le Droit des peuples à mourir sur leur Terre natale" qui ont obtenu que les enfants choisis par l'Arche de Zoé restent à savourer jusqu'au bout les charmes de leur enfer, tous ces gens-là, tous ces aveugles, tous ces gardiens de l' "Ordre du Monde" capitalo-consummériste, peuvent-ils nous rassurer aujourd'hui sur le destin de chacun de ces 103 enfants (soit-disant Tchadiens...)? Peuvent-ils imaginer leurs propres enfants gambader joyeusement et batifoler innocement dans les savanes de ces riantes contrées?
Les crapules de là-bas se nourrissent de la crapulerie des bonnes consciences d'ici.
Mais puisque nous sommes le "Pays des Droits de l'Homme"...
jeudi, janvier 03, 2008
Conte pour hiver mordant
Me trainant,
mal réveillé
pas rasé,
puant la misère
d'être seul
et rassis,
teigneux,
ronchonnant,
remâchant
les gueules
de leur monde
jusqu'à cracher,
vert et glauque
sur leurs pavés
gluants,
suintants,
hargneux
à vous mordre
aux chevilles,
grommelant mou,
la morve
agressive
en guise
de carapace,
j'ai poussé
sec et rude
la porte du trou
pour boire
le coup,
mon coup,
de leur Calva
rêche
et, aussi,
un peu,
beaucoup,
pour la cuisure
du poêle,
mettre ma couenne
sêche et froide
et triste
à rissoler,
le temps
d'un tour d'aiguille,
que ce qui me sert
de sang,
pâteux,
grumeleux,
se déprenne,
se défige
et s'en aille
et s'en glisse
jusqu'au bout
de mes arpions
de marbre
voir un peu
si j'y suis.
J'ai,
donc,
poussé
sec et rude
la porte
et me suis enfoncé,
à force de
traction
de boeuf
à la peine,
au coeur
de quelque chose
d'épais,
de dense,
de bourbeux,
de mélasseux,
de salement
impénétrable
- mais bon dieu
qu'on m'empêche-
quelque chose
sourdant
d'une lourde
alchimixture
de regards gras,
putrides,
d'haleines
nauséeuses,
de borborygmes
collants,
d'une gluance
de toile
d'araignée,
de repoussant,
de répugnant.
Mais j'ai froid,
mais j'ai l'âme
tordue,
recroquevillée,
et je colle
mon cul
à la fonte
rouge
et j'égratigne
mes amygdales
aux barbelés
de leur alcool.
Ca les mord
à l'anus,
ça leur gâche
leur enfer,
qu'un pov' type
dans mon genre
se mette
à tiédir,
à se recolorer
un peu,
le sac à tripes,
dans son coin,
tranquille,
vide,
et content
de l'être?
« Oui, bon dieu,
ça nous gâche,
oui,
faut qu'y s'en prenne
comme tous nous autres,
oui,
faut qu'y s'tartine aussi
à la glaise
noire,
aux glaires
rosâtres
de la grande
sputumation
universelle,
y faut qu'y colle,
lui aussi,
qu'y dégueuline,
comme nous,
en gouttes
d'huîtres
à la face
du monde! »
Et j'ai eu droit à tout,
tordu,
rabougriné
dans mon coin
chaud,
trop perméable encore
aux asssauts
de leur
cor de chiasse,
- faudra t-il que je
me crève les tympans?-
On m'a tout
vomi
sur l'hallali
empastissé
de la chasse
aux perdreaux,
tout vomi
sur le cul
rutilant,
flambant-neuf,
d'une gamine de par là
ou d'ailleurs,
sur les fulgurantes
chaussettes à crampons
d'un mercenaire
du ballon rond,
tout vomi
sur ces couilles
ennemies,
inquiétantes,
des noires, des jaunes, des grises,
comme ils disent,
et qu'il faudrait
couper
et vite
et de toute urgence
si on veut pas que...
si on veut pas qu'eux...
Je prends pas
le temps
de me tout
cuire,
de me tout
décrasser,
de me tout
rallumer.
Déjà,
je recreuse
le sillon
à l'envers,
tranchant,
cinglant,
impitoyable,
sabrant
leur gras,
piétinant
lourd et amer
la masse
désoeuvrée
de cet abandon
humain.
Dehors
vite
dehors
enfin!
Assailli,
gifflé,
griffé,
déchiré,
dépecé
par la morsure
acide
du froid,
mais dehors,
loin d'eux,
loin de ça,
loin de ça.
Et
LIBRE!
Denis Marulaz
Écrit à Forcalquier en 2004
vendredi, décembre 21, 2007
Vous avez dit: "Justice" ?
Ces criminels voulaient sauver des enfants de l'Enfer de ces coins-là.
Honte à eux, Sus à eux!!!
Puisqu'il est soit-disant des lois universelles, puisqu'il existe, de source sure, des morales inviolables, peut-on nous dire quand commencera le grand procès des Tyrans locaux et de leurs commanditaires internationnaux, des marchands de matériels de guerre, des prédateurs des richesses africaines, des manipulateurs de peuples?
Ou tout cela n'est-il qu'une farce d'une espèce animale dégénérée?
Joyeux Noël à tous !
Sauf, bien entendu, aux maudits et "Intouchables" en tout genre...
mercredi, novembre 28, 2007
même coincé dans un grain de sable...



vendredi, novembre 02, 2007
La "LETTRE" des "ARCHOZOÏSTES" obligatoire dans les Lycées dès la rentrée!!!
Ils sont tellement habitués à une société organisée, balisée, pré-mâchée, maquillée, aseptisée, qu’ils pensent sans malice et tout innocemment que pour obtenir quelque-chose ou pour s’investir en quoi que ce soit, il suffit de s’adresser au bon « Guichet » et de remplir une demande en tant d’exemplaires.
Ils pensent gentiment que la demande, même après moult va-et-vient et erreurs d’aiguillage (dus à n’en pas douter au surnombre, la paresse ou l’imbécillité de la gente fonctionnaire), finit par aboutir sur le bureau du Décideur en Chef (qui plane quelque part là-haut…), qui appose un coup de tampon Officiel et tarabiscoté avec en rouge la mention « Bon pour accord » et un paraphe qui mange plus ou moins la moitié de la page selon l’importance et le degré dans l’échelle des décideurs. Voilà, on a fait la demande et on obtient. Ou pas, des fois c’est Niet et faut tout recommencer. Mais bon, c’est pas compliqué.
Que reproche t-on aux militants de l’ Arche de Zoé ?
D’avoir voulu sortir de l’enfer du Darfour (Soudan) des enfants en voie, justement, d’ « Enferisation » et ce, en usant de stratagèmes, de prise de précautions, de « manipulation » (au sens noble du mot). Parce qu’ils savent, eux, que le coup du « Guichet », c’est un conte pour grands naïfs (volontaires ?).
Le Tchad, par sa position stratégique, par le lien direct et fortement présent des Forces Armées Françaises, est le lieu évident pour cette opération d’extraction. Il y a des milliers d’enfants au creuset infernal. Il s’agit déjà d’en sauver quelques-uns. Trois cents, deux cents, cent trois… Il faut faire vite, à « tir tendu », comme on dit dans la grande distribution. Pas le temps de finasser, l’épée de Damoclès peut tomber à chaque instant. Malgré les précautions…
On s’arrête à 103. On sent que le vent peut vite tourner. Il faut filer. En présentant les symptômes de l’urgence seule admise : Médicale !
Alors on travestit les enfants de bandages, pansements, fausses perfus ! Et vogue la galère ! En « route » pour la France où une chaîne de solidarité attend les « Gazelles »!
Grain de sable, sac de nœuds, tout le monde à terre et fissa !
L’avion n’est pas parti et c’est le scandale.
Pensez ! Des gens ont essayé d’extraire des enfants de l’Enfer ! Sans autorisation ! Sans bénédiction ! A l’ « arrache » ! A la « Ni vu ni connu j’tembrouille » !
Ces malotrus ne sont pas passés au « Guichet », ou du moins, ils ont filouté, ils ont usé de ruses de Sioux ! Deux noms pour une même Asso, des noms de code, C’est normal, ça ?
OUH !!! Les affreux, Ouh !!! Les scandaleux qui marchent en dehors des clous de la Convention de Genève, des Accords Bipartites et du Droit des Despotes à mouliner leurs propres enfants ! Ouh !!! Les petits merdeux qu’ont pas appris le respect de la Diplomatie et de son « train de Sénateur », Ouh !!! les petits impatients imbéciles et irresponsables qui comprennent pas que le temps finit toujours par tout arranger et que les gens, même les enfants, c’est mieux pour eux qu’ils s’en sortent par eux-même dans leur pays. Même si c’est l’Enfer.
Eux, pourtant, les malfaisants de l’Arche de Zoé, ils savent que c’est cuit pour les mômes, si on les laisse en pays d’agonie. Ils savent que toutes les nations du monde refusent de boycotter les JO de Pékin l’année prochaine alors que ça aurait été, peut-être, l’occasion de faire pression sur le principal « Parrain » des exterminateurs du Darfour.
Eux, les malfaisants, ils rentrent en résistance contre l’ignominie universelle, ils décident d’agir. De passer à l’acte !
Cela ne vous rappelle rien ?
Il y a quelques jours de ça, tous les profs de France et de Navarre étaient sommés de lire à leurs élèves la Lettre, la fameuse Lettre du jeune Résistant, Guy Moquet.
« Ma petite Maman … mon cher Papa adoré… je vais mourir … »
Mourir pour la Liberté, pour le Droit des Hommes, pour la Solidarité entre les Hommes. Pour la protection des plus faibles, des femmes, des enfants… des enfants !
Non à l’inertie des lâches, non au laisser-faire diplomatico-affairiste, non aux discours emphatiques et creux, place à l’ACTION !!!
Les « ArchoZoïstes » sont des Guy Moquet de notre temps, de notre présent, de nos drames, des montreurs de voies !
Comme à l’époque les « Passeurs » de clandestins, de soldats de l’ombre, comme les « Justes » qui abritèrent au péril de leur vie des milliers de petits enfants maudits eux aussi pour être nés dans la mauvaise Communauté et voués à la mort par Décret Légal de notre Etat Légal.
Pas des crapules, des fanfarons, des malades mentaux et j’en passe.
Ce matin sur RMC, j’entends le journaliste, Alexandre Lemaire annoncer : -Vous allez entendre un témoignage accablant, tiré de l’émission qui passera sur la M6 dimanche…
Et l’on entend quoi ?
Une jeune militante, emprisonnée aujourd’hui au Tchad, dire qu’il fallait sortir des constats -ouh, c’est pas bien ce qui se passe là-bas- pour passer à l’acte, et le responsable de l’Asso expliquer que respecter les bienséances diplomatiques et les habitudes en la matière, ça servait à … ne pas bouger.
En quoi ces mots sont-ils accablants ?
Pour qui sont-ils accablants ?
A ceux qui se déchaînent avec tant de hargne aujourd’hui contre ces Anarcho-humanistes (peut-être l’image que cette action leur renvoie de leur propre veulerie est-elle insupportable à certains ?) je ferai seulement une proposition :
- Puisque, par bonheur, semble t-il, ces cent-trois enfants sont restés en Afrique et seront, normalement, restitués à leurs soit-disant familles auxquelles on les a arrachés, vous engagez-vous à vous inquiéter de leur « destin naturel retrouvé » et à nous donner d’eux des nouvelles dans un an, dans deux ans, dans trois ans, dans dix ans ?
Juste pour nous rassurer sur l’inutilité de l’Action des « ArchoZoïstes »- « Pieds-Nikelés » !
Denis Marulaz
samedi, octobre 27, 2007
Pas d'ingérence dans le troupeau du voisin!
Depuis l’aurore de l’humanité, les hommes, pourtant seuls dans le monde animal à appréhender les notions de Liberté et de la Conscience du « Moi », se sont ingéniés à cuisiner leurs liens au moule inexpugnable de l’appartenance. Je ne dis pas du groupe mais bien de l’appartenance ! Nuance!
Naître, c’est appartenir à… Marqué à vie !
Il y a comme un esprit de « Loterie » qui s’impose de fait à l’innocent vagissant.
T’es né ici : Super super super (glop glop !!!)
T’es né là : Ouiiiieee ouiiiieee ouuuuieee (pas glop pas glop *!!!)
Le sentiment d’une Humanité Une et indivisible n’existe pas. Pas encore. La notion d’ « Etranger » pollue encore et peut-être de plus en plus notre rapport à l’autre. Les fraternités sont multiples et on en est à nous les démontrer à l’aune de l’A.D.N. Appartenance, filiation, ethnie, Pays, territoire !
Car au groupe est attaché, comme à l’âme le corps, comme la lune à la nuit, le territoire !
Certes, l’envahissement de la planète prouve que l’humanité est en mouvement perpétuel, certes il est connu depuis qu’elles ont été tracées que les frontières sont faites pour être violées, mais il y a des règles pour ça ! Et tant qu’on reste dans les règles…
Et enfin, clé de voûte de la « Patrie », de la « Communauté », de la « Nation », il y a le Chef. Celui qui a su alchimiser sa protubérante notion de son « Moi » dans le creuset du peuple et du territoire.
Les trois ingrédients du concept de Nation sont réunis, il y a de l’intouchable là-dedans, du « Sacré ». De l’ « Eternel ». Du « Divin ».
Certes, les conflits de bulle à bulle, d’Etat à Etat, de Peuple à Peuple, explosent et ravagent les édifices divins, certes, les appétits et manigances intéressées mettent à mal les équilibres précaires des pointillés sur les cartes de géographie et gonflent les charniers, mais toujours dans les règles du « Droit des Peuples » et le respect des « Lois de la Guerre ». Avec la kyrielle des débordements inévitables, mais bon, on est que des hommes, après tout…
Et l’O.N.U., ce qu’on a trouvé de mieux jusque-là pour jeter un peu un œil sur la machine à remouler de l’humain, a enregistré qu’il y avait sur cette planète presque deux cents Nations qui sont autant d’enclaves mises à la discrétion des appétits de satrapes, de monomaniaques, de tarés persécuteurs, de groupes d’intérêts, de théocrates, d’illuminés, de chefs de clans, de « Messies », d’exploiteurs, d’esclavagistes, de profiteurs, de pilleurs, de chancres à pattes.
Les peuples, hypnotisés et formatés depuis la prime enfance, se laissent marquer au fer rouge de l’appartenance nationale et de la culture bien de chez soi. Car les Peuples, sachez-le, sont des cheptels marqués et intouchables. Les peuples sont le bien propre des satrapes locaux. Dans les limites internes du Pays, personne n’a le droit d’intervenir pour ou contre un individu du troupeau. Il est des pays où l’on découpe les gens en morceaux, où l’on enterre vivants des « impies », où l’on pend, où l’on électrocute, où l’on vitrifie, où l’on carbonise, où l’on torture, où l’on affame, où l’on réduit à l’esclavage, où l’on fatwatise, personne n’y peut rien car il existe le délit d’ « ingérence » qui est pire et mille fois que le crime que l’on dénonce !
Il est dans ce monde, et même dans des « Paradis » tellement courus par les dilettantes bourgeois occidentaux avides d’exotisme et d’émotions à raconter autour des barbecues de fin de saison et des réveillons de fin d’année, des zones d’ignoble in-Humanité que seul le mot « Enfer » peut désigner.
Des zones livrées, abandonnées, à ce qu’il y a de plus crapuleux dans le comportement humain. Massacres, viols, expulsions, pillage, déplacements de populations, exodes infligés.
Et rien ! En face, de la part des « grandes voix du monde » rien !!!
Délit d’ingérence !!! Attention ! Pas d’ingérence dans les affaires d’une Nation Souveraine !!!
Les torturés, les hachés vifs, les mutilés, les empalés, les violées, les charniérisés appartiennent à une Nation Souveraine ! Respectons au moins cette fierté !
Pas touche ! Prière de regarder ailleurs ! Que chacun s’occupe de ce qui se passe chez soi et les vaches seront bien gardées ! Puisque je vous dis que c’est une histoire de cheptels…
Mais voilà, des gens mal maîtrisés, enthousiasmés par l’illusion qu’ils ont d’une humanité perfectible et à construire au quotidien et pendant qu’il est encore temps, pensant qu’il est préférable pour un enfant, quel qu’il soit et d’où qu’il soit, de vivre, d’apprendre à vivre dans la douceur et l’amour que dans les tourments d’un enfer terrestre, se mettent à œuvrer pour ouvrir un tant soit peu mais de grand et beau cœur les portes de nos chaleureuses contrées à ces petits humains condamnés et persécutés pour être mal nés. Nés où il ne fallait pas.
Ouvrir la porte du foyer, accueillir dans une école, intégrer dans des pelotes d’amour, dans de la vraie reconnaissance au DROIT UNIVERSEL DE VIVRE !
Et voilà qu'on les accuse, ces arracheurs de proies aux Fourneaux homme-nivores, qu'on les montre du doigt, qu'on les interpelle:
- "Ils ont volé nos enfants! Ils font du trafic de "Petits Nègres", ils viennent faire leur marché d'enfants en Afrique..."
Et tous de s'y mettre, comme le gouvernement Français: -" il y a des Lois et usages internationnaux, on ne peut pas faire n'importe quoi...".
Sous-entendu pour qui veut bien lire entre les lignes: (du gouvernement de par là-bas)
-" Ces enfants sont de notre cheptel, leur destin ne vous regarde en rien, nos horreurs sont des horreurs de famille, mêlez-vous de vos affaires, si on a besoin de vous pour ratatiner les rebellions, on vous fera signe... Non mais, c'est qui le Chef? "
(du gouvernement de par ici) -" Bon, on vous a déjà dit qu'on peut pas accueillir toute la misère du monde... déjà qu'on doit en balancer 25 000 par an cul par dessus-frontières, c'est pas pour en faire rentrer d'autres par la fenêtre!!! Et puis ça se fait pas, on est pas en guerre avec ces gens-là ! L'Humanitaire, y'a des spécialistes pour ça! Si vous voulez vous occuper d'enfants, z'avez qu'à faire moniteurs de rugby... Le DARFOUR, on s'en occupe, vous inquietez pas, le temps de trouver une remplaçante à Cécilia la Diplomate...).
Si les Nations, et à commencer par la notre, faisaient le geste, assumaient le geste d’accueil et de protection des damnés de la Terre, les simples citoyens n’auraient pas à s’y prendre comme des bricoleurs, comme des voleurs de poules, pour sauver la vie d’enfants promis à l’extermination ou à l’exploitation scandaleuse. Si notre Pays usait de son DEVOIR de sauvegarde des faibles et des persécutés, nous formerions tous ensemble une FAMILLE d’accueil et d’intégration des dépossédés.
Ces gens sont peut-être des amateurs, mais ils sont sincères et ils montrent la voie. Il y a des enfants que l’on force à vivre l’enfer, que l’on destine à l’enfer, il est de notre devoir humain de les en tirer. Légal ou pas !!!
MAIS PEUT-ETRE L’ ENFER EST-IL LEGAL ???
Mais comment un gouvernement qui a imaginé un ministère de l’identité nationale et de l’immigration, qui exige des quottas de renvois d’ « Etrangers » dans leurs cheptels d’origine, qui pourchasse les démunis et attire les « têtes d’œuf » exploitables, qui trouve son intérêt économique et celui de ses « frères » patrons dans l’exploitation des populations esclavagisées de toutes les tyrannies du globe, comment ces « décideurs » complices par intérêt des potentats et des exploiteurs de chair et de force humaines, pourraient faire autre chose que de renier les actions, même maladroites, de simples gens qui réfléchissent et agissent avec leur cœur et leur conscience, ces deux « particularités » de l’état d’humanitude qui font que nous ne sommes pas de simples têtes de « Cheptels » comme on voudrait tant nous en convaincre, mais les maillons entremêlés d’un même riche tissu?
Denis








