samedi, mars 17, 2007

vagues...

illustration d.m.





Ce sont comme des vagues
Humaines
Puissantes
Qui dérangent
Lourdement
Le repos
De mes nuits

Le vin
Pour mes chagrins
L’alcool
Pour mes peines
Ne sont pas étrangers
A ces marées
Nocturnes

La roche émergée
De ce « Moi »
Qui se bat
Pour ne mourir pas
Pour ne mourir plus
La roche émergée
De ce flux angoissant
S’érode
Et disparaît
Dans des gouffres
Liquides

Des chimères
Aux yeux profonds
Comme des peines
M’enlacent et
Me caressent
De leurs charmes
Visqueux
Leurs odeurs de marée
Et de poisson
Séché
M’étreignent
Et me salissent
Jusqu’aux fibres
De l’âme

Mon sang n’a plus
Le teint
Des pisses de Bacchus
Ni la douce enivrance
Des rayons
Du soleil
Il n’est plus qu’un roulis
Baseux
Et cancérique
Un triste tourbillon
De flotte
Engourdie

Mes rêves sont liquides
Et mes amours
Poisseux
Dans ce lit de varech
Et de vase endormie

Mon pauvre chat qui dort
Au creux
De ma poitrine
Tu finiras
Rouillé
Par mon haleine
Humide !





« Vagues » texte de Denis Marulaz déposé à SACD/SCALA

Vous pouvez lire les deux premiers épisodes de la pièce "Col de la Biche" dans le tiroir Le Théâtre de l' Hombre, juste là, à droite.

Bonne lecture et bon week-end à "toustes".



3 Comments:

Anonymous Kaikan said...

Tes mots disent, Hombre, ce que je pressentais de toi ...
Ma vie n' est pas qu' un long fleuve tranquille ... Derrière tes mots et tes commentaires, je décrypte presque le moment de la journée où tu écris ... Je connais ces états, de père, en amis, en amants perdus, en frère suicidé, ils disent les êtres proches et chers à ma biographie ... c' est ainsi ... Je lis en cela au-delà des mots et devine les états ...
Je te serre sur mon coeur, Hombre pour cette vérité que tu exposes simplement ...
Tu m' es cher au-delà de tes coups de gueule, au profond de ces coups de gueule, au- dedans de tes appels à la vie, Hombre ...
Peux-tu m' envoyer ton adresse, j' aimerais te faire parvenir une copie de " Testament "
Simplement envie de te le dire ...

mars 17, 2007 9:15 PM  
Anonymous Anonyme said...

à Kaikan :

Après lecture de" Tendresses" j'ai rédigé en retour un premier texte un peu long ....scratché !
2° texte différent , encore scratché ! Frustrée et furieuse, je me suis résignée : je ne peux pas écrire sur le " Kaikan" . Dommage.... Ce texte m'a fait vous découvrir sous un angle qui vous va bien ,que je préfère ,et puis ce commentaire sur le site de Hombre, je le trouve vrai ....
Merci Denis de jouer "les entremetteurs " du web .
véronique

mars 18, 2007 7:05 PM  
Anonymous kaïkan said...

< Véronique : ça me peine que ces commentaires se scratchent ainsi, surtout que je ne comprends pas pourquoi ... Le Kaïkan est ouvert ...
Pense à faire une copie si tu réessaies, tu peux le poster par l' adresse mail, je le glisserai dans les com via un autre biais ...
Bonne soirée à vous deux ...
Dites donc, les bocaux commencent à se donner des libertés ... C' est plutôt bon signe ...

mars 18, 2007 7:48 PM  

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